Présentation du projet

Trace ta route est une association créée et gérée par des jeunes étudiants dans le but de faire entendre nos voix.

créée à l’automne 2018 dans le but de mobiliser les Français à la défense gouvernement tente d’imposer. « Trace ta route » est une association de l’enfant et rassemble tous ceux qui veulent protéger la filiation. Nous, les jeunes de « Trace ta route » souhaitons répondre à la mission d’information bioéthique et montrer que le gouvernement ne pourra pas passer en force.

Pour ce faire, « Trace ta route » organise une manifestation sous la forme d’un exploit sportif qui consiste à courir jusqu’à Paris en se relayant depuis plusieurs points quadrillant la France. Lille, La Rochelle, Marseille et Strasbourg étant les points de départ, le pays va être couvert par les coureurs de « Trace ta route ». La course aura lieu du 26 janvier au 03 février et est ouverte à tout le monde, quel que soit l’âge, le sexe, la religion. Chacun est libre de parcourir la distance qu’il veut. Nous comptons sur vous pour y participer, prenez connaissance des tronçons dans la rubrique correspondante.

Ce projet de dire non à l'extension de la PMA peut être justifié par les explications de François-Xavier Bellamy:

Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, François-Xavier Bellamy enseigne en classe préparatoire. Il explique en quoi l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes est éminemment problématique pour la société, à l’heure où cette question est plus actuelle que jamais :

Nous voilà prêts à passer la ligne. Et finalement ce n'est pas si impressionnant que cela. Et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, au fond.
[On voudrait un] monde où la médecine ne servirait plus à réparer les corps, mais à les mettre au service de nos rêves. Eh bien, nous y voilà. Et finalement c'est tout simple, de passer la frontière. Je ne pensais pas que cela paraîtrait si simple, et que cet événement inouï passerait presque inaperçu.
Désormais, lorsque notre pouvoir technique se saisira de nos corps, ce sera pour nier ce qu'ils sont, et non pour les réparer.
La nature n'existe plus. S'ouvre le règne du désir.

Le philosophe a bien conscience des arguments que les défenseurs de la PMA pour toutes pourraient lui opposer :

Encore un rétrograde angoissé, et ses «passions tristes». Je connais déjà par cœur les refrains qu'entonneront les partisans du progrès.
Quoi, diront-ils, la société évolue, faut-il rester immobile? Pourquoi refuser à des personnes qui désirent avoir un enfant le secours de la science? Et surtout, au nom de quoi refuser à des femmes ce qui est accordé à des couples hétérosexuels? C'est une mesure de « justice sociale », a dit Marlène Schiappa. Si vous y résistez, ce ne peut être que par homophobie, par lesbophobie, par machisme même. Comment s'opposer au fait que la PMA, qui existe déjà, puisse être ouverte à toutes les femmes? Mais là réside le sophisme qui dissimule la frontière que nous sommes sur le point de franchir.

François-Xavier Bellamy rappelle ainsi la différence entre la PMA telle qu’elle se définit, et la relecture qu’on en propose pour la proposer aux couples de femmes.

Mensonge en effet, puisqu'il faut bien l'annoncer: en fait, la procréation médicalement assistée ne sera jamais ouverte aux couples de femmes, ni aux célibataires. Parce que ce n'est pas possible.
Comme son nom l'indique, la PMA est un acte médical. Un acte qui pose des questions éthiques en lui-même, mais qui est dans son essence un acte thérapeutique, en ce sens qu'il vise à remédier à une pathologie. Le geste médical est un geste technique qui se donne pour objectif la santé: l'état d'un corps qu'aucune anomalie ne fait souffrir. Il met les artifices parfois prodigieux dont l'homme est capable au service de l'équilibre naturel du vivant. C'est quand la santé est atteinte, suite à un accident ou à une maladie, que la médecine intervient pour tenter de rétablir le cours régulier de la nature.
La procréation médicalement assistée est donc le geste thérapeutique par lequel un couple qui se trouve infertile pour une raison accidentelle ou pathologique, peut recouvrer la fécondité qu'un trouble de santé affectait.
Ce dont parle Marlène Schiappa, c'est en fait tout autre chose: en apparence, le même geste pratique ; en réalité, le contraire d'une thérapeutique. Ce n'est plus un acte médical: c'est une prestation technique . La différence est aussi grande, qu'entre greffer un bras à une personne amputée, et greffer un troisième bras sur un corps sain. « Une fois passée la borne, écrivait Pascal, il n'y a plus de bornes. » Il ne s'agit pas de gauche ou de droite, de croyants ou d'athées, d'homos ou d'hétéros. Une seule question compte: quelle humanité voulons-nous? C'est là sans doute la question politique majeure qui attend notre génération.

Il importe donc, pour chacun, d’assumer sa responsabilité de citoyen pour construire la société à laquelle il aspire :

On nous explique déjà que l'avenir est écrit d'avance, que ce pas en avant est inévitable. «Hypocrisie, dira-t-on: vous savez que cette pratique est légale à l'étranger ; voulez-vous seulement obliger des femmes à quitter la France pour obtenir ce qu'elles espèrent?» - Comme si nous n'avions pas le choix, comme si nous ne pouvions plus fixer des règles puisque l'argent permet de tout contourner.
Si notre droit doit s'adapter aux évolutions de la société - comme si toute «évolution de la société» était spontanée, constatable et juste - autant dissoudre tout de suite la politique et laisser les choses se faire.
Dans l'esprit du progressisme, la démocratie n'existe plus, puisque la seule position valable consiste à consentir à ce qui sera.
Mais il reste encore assez d'hommes et de femmes pour savoir que leurs pauvres corps, limités, vulnérables, mortels, sont une merveille à recevoir, à aimer et à transmettre.
Qu'il vaut la peine de croire encore à la sagesse d'une fécondité qui suppose l'altérité, même dans ce que ce mystère comporte parfois de douleur et de silences dans l'itinéraire de nos vies.
Et il reste encore, j'en suis sûr, assez d'hommes et de femmes pour continuer de croire en la politique, quand elle tente d'améliorer l'état du monde plutôt que d'abdiquer notre responsabilité, et quand elle consiste à prononcer librement les oui et les non collectifs qui nous protègent de la folie où tombe une société sans limites.
Oui, nous avons le choix.
Comment regarderons-nous ces enfants que notre société, au nom du progrès, aura fait naître orphelins de père?
Nous avons encore un peu de temps pour nous réveiller ; et pour choisir librement de nous accepter tels que nous sommes.
Là serait le vrai progrès.